Une folle liberté que je dois maîtriser pour me dire : endochronies du journal intime

Le journal intime, pratique textuelle auto-destinée, installée dans le champ social du XIXe siècle, pourrait donner lieu à l’expérimentation d’une écriture totalement libérée. Or, quand on examine le rapport à la temporalité des diaristes, on s’aperçoit que l’enjeu de ces textes est de fixer une rit...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Autore principale: Amen, Philippe
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Polysèmes 2017
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le journal intime, pratique textuelle auto-destinée, installée dans le champ social du XIXe siècle, pourrait donner lieu à l’expérimentation d’une écriture totalement libérée. Or, quand on examine le rapport à la temporalité des diaristes, on s’aperçoit que l’enjeu de ces textes est de fixer une ritualisation et une normativité. Cette étude veut montrer comment, par la datation, les calculs obsessionnels et la recherche d’un sens, s’élabore un temps auto-suffisant. Nous voulons nommer « endochronie » cet usage créatif du temps à l’intérieur d’un texte sans référence et sans postérité. L’œuvre d’Henri-Frédéric Amiel ou, au XXe siècle, le journal d’Hélène Berr sont les textes principaux qui permettent ici de définir la notion d’endochronie.