Francis Bacon, un moderne intempestif
À propos de la peinture de Francis Bacon et en prenant appui sur des réflexions de Michel Leiris, cet article se propose de revenir sur la question de la modernité conçue non de façon absolue (LA modernité, non figurative, anti-littéraire) mais relative, dégagée d’une vision historiciste orientée de...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Polysèmes
2017
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | À propos de la peinture de Francis Bacon et en prenant appui sur des réflexions de Michel Leiris, cet article se propose de revenir sur la question de la modernité conçue non de façon absolue (LA modernité, non figurative, anti-littéraire) mais relative, dégagée d’une vision historiciste orientée de l’histoire de l’art. Cette modernité est intempestive puisque, s’opposant au classique (cf. La Querelle des Anciens et des Modernes) et non au périmé, elle fait revivre les grandes problématiques esthétiques que l’on pouvait croire obsolètes, telles l’ut pictura poesis. Même si Bacon s’est défendu d’avoir trouvé dans ses poètes de prédilection plus qu’une « atmosphère », une étude attentive des sujets et des motifs récurrents de ses tableaux dénote une inspiration constamment littéraire. Je m’attache à le montrer dans la seconde partie de cet article en étudiant quelques œuvres qui ne se comprennent qu’en référence à l’Orestie d’Eschyle et à plusieurs textes poétiques ou dramatiques de T.S. Eliot. |
|---|