Music and Metaphor: Anaïs Nin’s Soundtrack in The Cities of the Interior

The Cities of the Interior, roman-fleuve d’Anaïs Nin, offre un cas d’étude de l’intertextualité entre musique et littérature, et de la « traversée » entre ces deux arts. La présence de personnages musiciens, le champ lexical de la musique, et les références à des œuvres musicales contribuent à créer...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Main Author: Wells, Amy D.
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Anglais
Published: Polysèmes 2016
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:The Cities of the Interior, roman-fleuve d’Anaïs Nin, offre un cas d’étude de l’intertextualité entre musique et littérature, et de la « traversée » entre ces deux arts. La présence de personnages musiciens, le champ lexical de la musique, et les références à des œuvres musicales contribuent à créer une bande-son audible lors de la lecture. Les évocations de la Symphonie en ré mineur de César Frank et de l’Isle Joyeuse de Claude Debussy poussent également les lecteurs à s’interroger sur le sens que ces références ajoutent à la trame du roman. Son histoire personnelle révèle que Nin avait un attachement aux deux morceaux, mais nous concluons également qu’elle emploie le symbolisme de chacun pour renforcer les scènes et les interactions entre les personnages dans son propre texte. La mélodie de la Symphonie en ré mineur reflète la dynamique de la relation entre Djuna et Michael. L’histoire et la mélodie de l’Isle Joyeuse représentent une euphorie romantique, qui vient d’un déplacement réel ou imaginaire vers une île, où une femme aurait l’occasion de s’empaler "gaiement" sur un "mât viril". Les lecteurs sont invités à opérer cette traversée entre le texte de Nin et les morceaux évoqués pour entrer dans la ville intérieure qui constitue l’ensemble des histoires rassemblées dans The Cities of the Interior.