« La femme 100 têtes » : autoreprésentation et circulation intermédiale des images chez Dorothea Tanning et Leonora Carrington
Si Dorothea Tanning et Leonora Carrington font partie des femmes artistes surréalistes les plus iconiques, elles sont plus rarement considérées comme des figures littéraires. Pourtant, elles ont mené toutes les deux une activité littéraire en parallèle à leur production visuelle et ont laissé une œu...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Polysèmes
2026
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Si Dorothea Tanning et Leonora Carrington font partie des femmes artistes surréalistes les plus iconiques, elles sont plus rarement considérées comme des figures littéraires. Pourtant, elles ont mené toutes les deux une activité littéraire en parallèle à leur production visuelle et ont laissé une œuvre textuelle foisonnante. Malgré le fait qu’elles ont longtemps été considérées comme marginales, leurs créations littéraires – mémoires, poèmes, nouvelles, romans – sont imprégnées du même imaginaire surréaliste que leurs tableaux. Les deux artistes créaient souvent des « paires » ou des « couples » d’œuvres littéraires et visuelles, qui portent le même titre ou développent le même motif, cherchant ainsi à inscrire dans le médium littéraire le travail d’autoreprésentation entamé dans leurs œuvres visuelles. Dans son essai « Some Parallels of Words and Pictures », Tanning parle de la fusion inextricable, selon elle, de l’art visuel et de la littérature. Dans son autobiographie Birthday, qui reprend le titre de son premier autoportrait célèbre de 1942, elle partage également de nombreuses réflexions sur la peinture et l’écriture, tant sur les spécificités de chaque médium que sur les passerelles possibles entre les deux. Elle dit notamment qu’elle essaie de créer des tableaux qui peuvent être lus comme des livres (« pictures that could be read like books »). Partant de cette idée, cet article se propose d’analyser la circulation intermédiale des images entre les œuvres littéraires et visuelles des deux artistes. |
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