La ligne serpentine de William Hogarth comme ligne de transmission : le cas de flacons de parfum conçus pour une marque par des créateurs des arts appliqués

Objet d’une étude originale par William Hogarth dans The Analysis of Beauty (1753), la ligne serpentine s’inscrit dans le cadre d’un héritage artistique. Elle est en outre un vecteur de transmission, véhiculant du sens et des valeurs, telles que beauté, grâce, variété et surprise. Le parfum est, lui...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Yazar: Colin-Vapaille, Nathalie
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Polysèmes 2025
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Objet d’une étude originale par William Hogarth dans The Analysis of Beauty (1753), la ligne serpentine s’inscrit dans le cadre d’un héritage artistique. Elle est en outre un vecteur de transmission, véhiculant du sens et des valeurs, telles que beauté, grâce, variété et surprise. Le parfum est, lui aussi, au cœur d’une problématique de transmission. Échappant au regard, évanescente et éphémère, toute senteur pose un défi de représentation, de communication et de conservation dans le temps. Son flacon la protège et peut figurer sur des éléments visuels tels que la publicité. Il résout ainsi le paradoxe de la monstration de l’invisible, en particulier dans les médias qui ne permettent pas la diffusion d’odeurs. Pour faire face à un certain « désenchantement » du parfum (Le Guérer 361), lié à la mondialisation et à la banalisation de l’industrie de la parfumerie, des marques nouent des partenariats avec des artistes et des créateurs issus des arts appliqués, pour la conception des flacons. La « survaleur » artiste apportée est susceptible de redonner une aura au parfum. De telles collaborations ne sont pourtant pas sans risque, le style du créateur pouvant parasiter, voire éclipser l’esthétique de marque. Dans le cas de la collaboration entre Nina Ricci et les créateurs Garouste et Bonetti, certains observateurs notaient une rupture entre le style des flacons historiques de la marque et celui des nouveaux parfums. Une étude formelle à partir de planches graphiques, impliquant la ligne serpentine, permet ici de mettre en évidence une vraie filiation stylistique entre ces deux générations de flacons.