Gouvernance informelle : Perspectives comparatives sur la cooptation, le contrôle et la dissimulation au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda.
Cet article propose un nouveau cadre conceptuel pour qualifier et évaluer le répertoire des pratiques utilisées par les réseaux informels dans le but de redistribuer le pouvoir et l’accès aux ressources. Ces normes et pratiques distinctes font l’objet d’une typologie comprenant la cooptation, le con...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/poldev, |
|---|---|
| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
International Development Policy | Revue internationale de politique de développement
2020
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article propose un nouveau cadre conceptuel pour qualifier et évaluer le répertoire des pratiques utilisées par les réseaux informels dans le but de redistribuer le pouvoir et l’accès aux ressources. Ces normes et pratiques distinctes font l’objet d’une typologie comprenant la cooptation, le contrôle et la dissimulation. La cooptation implique le recrutement dans le réseau par le biais d’échanges réciproques de faveurs. Le contrôle est destiné à garantir la discipline parmi les membres du réseau au moyen de l’humiliation et de l’isolement social. La dissimulation fait référence aux apparences formelles derrière lesquelles se cache l’informalité et a pour objet la protection et la légitimation du réseau. Ces trois modalités sont pertinentes pour parvenir à une conception plus détaillée de la corruption et de ses fondements. Les résultats de notre recherche comparative dans trois pays d’Afrique de l’Est (le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda) laissent à penser que ces pratiques informelles sont pertinentes pour comprendre les choix et les attitudes des fournisseurs et usagers des services publics à l’échelle locale. L’adoption de ce prisme d’analyse permet d'expliquer l’impact limité des recommandations conventionnelles de lutte contre la corruption et fournit une base au développement de stratégies alternatives qui exploitent le potentiel des dynamiques des réseaux sociaux pour favoriser des résultats positifs contre la corruption. |
|---|