De la formulation d’une politique nationale à la compilation d’actions de protection sociale : un cas de « non-design » au Burkina Faso
Pour améliorer la protection sociale de sa population, le Burkina Faso a adopté une politique nationale en 2012. Cet article analyse le processus de formulation de cette politique en s’appuyant sur la perspective du « policy design » (Howlett et Mukherjee, 2014). Menées conformément à la démarche qu...
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| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/poldev, |
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| Auteurs principaux: | , , |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
International Development Policy | Revue internationale de politique de développement
2018
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Pour améliorer la protection sociale de sa population, le Burkina Faso a adopté une politique nationale en 2012. Cet article analyse le processus de formulation de cette politique en s’appuyant sur la perspective du « policy design » (Howlett et Mukherjee, 2014). Menées conformément à la démarche qualitative inductive, la collecte et l’analyse des données montrent que ce processus de formulation n’a permis ni de mener une réflexion sur le problème à résoudre, ni d’identifier les besoins spécifiques des bénéficiaires, ni d’évaluer les résultats potentiels des solutions proposées dans le but de choisir les plus appropriées. Les auteurs aboutissent donc à un constat empirique de « non-design ». Cette politique se résume à un document dont le contenu tous azimuts rassemble toutes les actions envisageables de protection sociale, sans aucun arbitrage. Trois facteurs ont favorisé cette non-formulation : (1) le manque d’orientations gouvernementales claires pour guider les discussions ; (2) la faiblesse du soutien et de volonté politique – se traduisant par la faible implication des décideurs de haut niveau dans le processus ; et (3) les méconnaissances conceptuelle et technique des acteurs nationaux en matière de protection sociale – si bien qu’ils se sont contentés d’avoir recours aux conseils des organismes internationaux. Le gouvernement a annoncé son intention de jouer un rôle prépondérant dans le processus de formulation de cette politique mais il s’est agit d’une déclaration rhétorique. L’étude a en effet montré que le leadership et la volonté politique ont manqué, notamment pour canaliser les intérêts respectifs des acteurs et gérer les contradictions qui font obstacle à la formulation d’une politique cohérente et adaptée aux besoins de la population. |
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