La crise économico-financière et les pays en développement

La crise financière et économique a durement frappé les pays en développement, même si l’onde de choc les a atteints avec un certain retard. Chaque nation a ses propres défis à relever. Plus un pays en développement est intégré dans l’économie mondiale, plus les effets ont été dévastateurs. Et le re...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/poldev,
Auteur principal: Gurtner, Bruno
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: International Development Policy | Revue internationale de politique de développement 2010
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La crise financière et économique a durement frappé les pays en développement, même si l’onde de choc les a atteints avec un certain retard. Chaque nation a ses propres défis à relever. Plus un pays en développement est intégré dans l’économie mondiale, plus les effets ont été dévastateurs. Et le redressement constaté aujourd’hui se limite pour le moment à un nombre restreint de pays et de régions.C’est essentiellement par le biais des flux commerciaux et financiers que la crise s’était propagée, rejetant des millions de gens dans le dénuement. Les pays en développement n’ont, dans l’ensemble, pas les mêmes moyens que les nations industrialisées lorsqu’il s’agit de stimuler la conjoncture tout en protégeant leurs catégories sociales les plus vulnérables. Mais beaucoup ont entrepris des efforts considérables pour atténuer les répercussions de la crise. Certains pays en développement ont intensifié leur coopération réciproque et réclament avec insistance d’être associés plus étroitement à l’élaboration des règles de l’économie mondiale. Les pays industrialisés s’occupent avant tout de leurs propres problèmes, et manifestent peu d’enthousiasme à l’idée d’accroître leur aide. Ils se voient mis sous pression par les institutions internationales qui les exhortent à céder une part de leur prédominance aux pays émergents. On voit se poursuivre le processus de déplacement des centres de gravité politiques et économiques, déjà constaté avant la crise financière.