Un siècle d’indice des prix de détail français (1913‑ 2013) ou la métamorphose d’un pionnier de la politique du chiffre
Défini par la Statistique générale de la France en réaction aux poussées inflationnistes de la veille de la Première Guerre mondiale l’indice des prix de détail des 13 produits dits de consommation courante sert d’abord à indexer quelques contrats. Il s’étoffe et ses usages se diversifient entre les...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/pmp, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Argitaratua: |
Politiques et management public
2018
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Défini par la Statistique générale de la France en réaction aux poussées inflationnistes de la veille de la Première Guerre mondiale l’indice des prix de détail des 13 produits dits de consommation courante sert d’abord à indexer quelques contrats. Il s’étoffe et ses usages se diversifient entre les deux guerres, mais il faut attendre la création de l’INSEE en 1946 pour qu’il devienne une pièce essentielle de la régulation salariale. Objet de manipulations gouvernementales à la fin de la IVe République, l’indice est fortement critiqué par les syndicats de salariés dans les années 1970 et la CGT publie un indice alternatif. Instrument d’une politique fondée sur l’usage de statistiques publiques (la politique des grands nombres), l’indice subit de plein fouet le virage ultralibéral de la fin du XXe siècle. De puissants intérêts privés, menés par les syndicats de la grande distribution, cherchent à intervenir dans sa fabrication et les gouvernants en quête d’économies budgétaires ne s’y opposent pas. |
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