Le financement concurrentiel des hôpitaux : menace ou avantage pour le service public ?

La gestion du système hospitalier français vient de connaître une réforme d’envergure avec le changement de mode de financement des hôpitaux, et le passage d’un budget global à une tarification à l’activité, qui se met progressivement en place et vise à mettre secteur privé et secteur public sur un...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/pmp,
Auteurs principaux: Moisdon, Jean-Claude, Tonneau, Dominique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Politiques et management public 2011
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:La gestion du système hospitalier français vient de connaître une réforme d’envergure avec le changement de mode de financement des hôpitaux, et le passage d’un budget global à une tarification à l’activité, qui se met progressivement en place et vise à mettre secteur privé et secteur public sur un pied d’égalité quant à leur financement. Cette volonté d’insuffler un esprit d’entreprise à l’hôpital, et d’en responsabiliser les acteurs entraîne la mise en place d’indicateurs de gestion nouveaux, et de recherche d’efficience, conditions de survie pour des hôpitaux maintenant en situation de concurrence. Mais ces évolutions dans la gestion et la volonté de mesurer les performances risquent d’impacter fortement le périmètre et les fondements mêmes du service public : l’hôpital public saura-t-il définir sa stratégie de développement sans sacrifier la prise en charge des urgences, de la précarité sociale et des personnes âgées, qui n’ont pas de traduction, pour le moment, dans le système de tarification ? Plus généralement, comment articuler cette dynamique de la compétition et de l’efficience gestionnaire avec la nécessaire planification des structures, menée dans le cadre des schémas régionaux d’organisation des soins ? L’éternel débat conflictuel privé public est ici largement dépassé : il s’agit de faire en sorte que les conditions d’efficience demandées aux hôpitaux et cliniques n’entrent pas en contradiction avec une autre exigence fondamentale d’un système de santé, à savoir l’équité, telle qu’elle peut être ressentie aussi bien au niveau des producteurs que des usagers.