Un moustérien méditerranéen à bifaces : le gisement de Moutou-la-Joliette (Espira de l’Agly, Pyrénées-Orientales France)

Le gisement de plein air de Moutou-La-Joliette, découvert par Jean Abelanet, se situe à moins de 20km de la Méditerranée, au pied des premières hauteurs des Corbières, sur le Crest de Rivesaltes. Cette série (1380 pièces) est attribuée au Würm. L’approvisionnement en matières premières s’effectue su...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Foilsithe in:URI:https://journals.openedition.org/pm,
Príomhchruthaitheoirí: Duran, Jean-Pierre, Abelanet, Jean
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: Préhistoires méditerranéennes 2009
Ábhair:
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:Le gisement de plein air de Moutou-La-Joliette, découvert par Jean Abelanet, se situe à moins de 20km de la Méditerranée, au pied des premières hauteurs des Corbières, sur le Crest de Rivesaltes. Cette série (1380 pièces) est attribuée au Würm. L’approvisionnement en matières premières s’effectue sur un rayon de 33 km bien que le silex local soit omniprésent. Le débitage Levallois est de modalités récurrentes puis linéales, avec des structures de préparations et de récurrence majoritairement centripètes, puis bipolaires et unipolaires parallèles et convergentes. Il cohabite avec d’abondants débitages annexes : sur éclats, discoïdes, de type Quina, orthogonaux, « unipolaires à surface peu entretenue » ou sur enclume. Les racloirs (48 %) presque uniquement simples, le plus souvent rectilignes à retouches plates, dominent les outils à coches (17 %) où les encoches sont majoritaires. Les couteaux à dos abattus (7 %) représentent la moitié du groupe IV. Les bifaces (6 %), tous à tendance cordiforme, montrent un façonnage stéréotypé. Enfin, l’enrichissement certain en choppers (16 %) est une caractéristique supplémentaire. Ces caractéristiques permettent d’attribuer la série à un Moustérien de tradition acheuléenne et en font le seul véritable représentant de ce faciès en Méditerranée occidentale. Les singularités typologiques la rapprochent des MTA du moyen bassin du Tarn, alors que ses caractéristiques technologiques rappellent celles du MTA situé plus à l’ouest.