Les modèles biologiques sont-ils utiles pour penser l’évolution des sociétés ?
L’article se veut une critique systématique de quelques tentatives de transposition (Luca Cavalli-Sforza, Pascal Jouxtel) du modèle « néo-darwinien » aux faits sociaux ou culturels. Sa thèse principale est que l’explication darwinienne n’est épistémologiquement valide que moyennant certaines conditi...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/pm, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Préhistoires méditerranéennes
2012
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’article se veut une critique systématique de quelques tentatives de transposition (Luca Cavalli-Sforza, Pascal Jouxtel) du modèle « néo-darwinien » aux faits sociaux ou culturels. Sa thèse principale est que l’explication darwinienne n’est épistémologiquement valide que moyennant certaines conditions assez restrictives : les variations doivent être engendrées 1° indépendamment de leur valeur adaptative, 2° selon une large gamme de variations et 3° de façon aléatoire (du moins, sans prévisibilé). Sinon ce serait ce processus d’engendrement qui déterminerait l’essentiel de l’évolution, et la sélection naturelle n’aurait plus qu’un rôle modique à jouer. Les mutations génétiques obéissent à ces conditions, ce qui fait du modèle darwinien un bon modèle pour penser l’évolution biologique. Mais les innovations sociales n’obéissent à aucune d’entre elles, ce qui rend la transposition au monde social absurde. La suite de l’article met en évidence quelques particularités de l’évolution des sociétés, très différentes de l’évolution des espèces. |
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