Le Mané Lud en mouvement. Déroulé de signes dans un ouvrage néolithique de pierres dressées à Locmariaquer (Morbihan)
L’étude menée sur les orthostates enregistrés dans la tombe à couloir du Mané Lud montre qu’ils sont très probablement les ultimes témoins d’un ouvrage de pierres dressées qui, peut-être, accompagnait la ciste enfouie sous le tumulus plus ancien à l’extrémité duquel s’est adossé le dolmen daté des d...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/pm, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Préhistoires méditerranéennes
2012
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | L’étude menée sur les orthostates enregistrés dans la tombe à couloir du Mané Lud montre qu’ils sont très probablement les ultimes témoins d’un ouvrage de pierres dressées qui, peut-être, accompagnait la ciste enfouie sous le tumulus plus ancien à l’extrémité duquel s’est adossé le dolmen daté des débuts du IVe millénaire. Les dimensions homogènes des dalles et la réalisation technique comparable des gravures sur leurs faces visibles s’ajoutent à une remarquable convergence des signes pour conclure, sans risque majeur, à l’existence d’un ensemble architectural cohérent (barre rectiligne ou barre curviligne de stèles).Si chaque signe fait partie intégrante d’un projet sémiotique, seule une lecture simultanée des signes complémentaires et concurrents gravés sur un même support permet d’en restituer le programme iconographique. Pour cela, les articulations entre les signes, qui font que ceux-ci s’affrontent ou se séparent, se complètent ou se divisent, ont été mesurées et analysées. À l’intervalle « linguistique » évalué entre chaque signe s’est ajouté l’intervalle entre chaque pierre dressée qu’il nous appartenait alors de replacer dans un ordre hypothétique de reconnaissance. Ce rangement s’est opéré en prenant appui sur les formes de la météorisation lisibles sur le granite des pierres, puis sur le sens des déplacements restitué par une lecture dynamique des signes (proue d’un bateau, parties actives des armes, etc.). Le Mané Lud en mouvement devient pour l’archéologue une analyse du déplacement, mais plus fondamentalement encore la description probable de voyages « utopiques » participant à l’explication du monde néolithique. Afin d’expliciter l’intitulé, on montrera en quoi ces assemblages de signes néolithiques sont un monde en réduction, un monde approprié qu’il a fallu ensuite animer ; de là sera portée une réflexion générale sur le pouvoir de la représentation qui prolongera la portée épistémologique du Mané Lud en images en concluant notre projet. |
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