Penser la Préhistoire globale : approches bioanthropologiques & bioarchéologiques
Une approche globale de la Préhistoire nécessite un dépassement des cadres interprétatifs culturels, régionaux et chronologiques, ce qui est notamment possible grâce aux outils proposés en bio-anthropologie et bioarchéologie. Les travaux de Jean-Pierre Bocquet-Appel sur la transition démographique n...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/pm, |
|---|---|
| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Préhistoires méditerranéennes
2026
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Une approche globale de la Préhistoire nécessite un dépassement des cadres interprétatifs culturels, régionaux et chronologiques, ce qui est notamment possible grâce aux outils proposés en bio-anthropologie et bioarchéologie. Les travaux de Jean-Pierre Bocquet-Appel sur la transition démographique néolithique ont montré comment des indicateurs biologiques peuvent révéler des processus globaux à partir de contextes locaux. Dans cette continuité, les recherches présentées ici abordent les transitions alimentaires comme révélateurs d’adaptations humaines en contexte de transformation. Deux terrains en illustrent la portée : en Mélanésie, l’étude isotopique des populations Lapita et post-Lapita révèle le passage d’une alimentation diversifiée à une spécialisation horticole, traduisant des recompositions sociales et environnementales ; dans le Caucase, la diffusion du millet depuis la Chine met en lumière des dynamiques de circulation et d’innovation régionales. Ces études soulignent que les transformations alimentaires, démographiques et culturelles relèvent de processus globaux mais localement modulés, invitant à une lecture intégrée des trajectoires humaines à la croisée de la biologie, de la culture et de l’environnement. |
|---|