Les coquillages alimentaires des dépôts et amas coquilliers du Mésolithique récent/final de la façade atlantique de la France

Les populations mésolithiques vivant à proximité ou sur des zones de déchets coquilliers ont, par le passé, été associées à une image très négative. Ces ramasseurs de coquillages auraient ainsi établi leur campement dans des zones marginales dont personne ne voulait. Cette vision des populations côt...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/pm,
Autor principal: Dupont, Catherine
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Préhistoires méditerranéennes 2012
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Les populations mésolithiques vivant à proximité ou sur des zones de déchets coquilliers ont, par le passé, été associées à une image très négative. Ces ramasseurs de coquillages auraient ainsi établi leur campement dans des zones marginales dont personne ne voulait. Cette vision des populations côtières du Mésolithique tend, actuellement, a être modifiée par l’analyse de leur mode de subsistance et de résidence, jusque là peu prise en compte. Les caractéristiques de l’exploitation de la malacofaune marine montrent que la diversité des substrats et des espèces les plus accessibles a été exploitée. Elle traduit un comportement opportuniste de ces populations qui ne se sont pas limitées aux coquillages mais qui ont collecté, pêché et chassé tout ce qui était disponible dans leur environnement. D’autre part, les points communs aux différents sites du Mésolithique tendent vers un meilleur rendement de l’exploitation des coquillages en limitant les sous-systèmes techniques de l’acquisition et de la consommation de cette denrée. Enfin, des différences sont aussi observées. Elles opposent des sites à la faible diversité spécifique de la malacofaune, à d’autres de plus grande diversité. D’autres éléments tendent à dissocier ces deux types de sites. Les amas à la plus grande diversité spécifique se composent d’autres restes fauniques (mammifères terrestres et marins, oiseaux, poissons, crustacés...) et le temps de résidence semble y être plus prolongé que pour les autres sites où aucun reste de faune autre que les coquillages a été observé. Même si l’ébauche d’une organisation logistique du territoire demande à être validée, cette étude montre que ces populations mésolithiques ne sont pas isolées des autres groupes humains contemporains.