Quand le « rebut » vaut le « bel objet »

En Suisse, les effectifs des productions néolithiques en matières dures animales ont augmenté de manière significative au cours de ces trente dernières années, à la suite des travaux archéologiques d’envergure menés sur plusieurs stations littorales. Mais si la masse documentaire disponible est rich...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/pm,
Hovedforfatter: Chauvière, François-Xavier
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Préhistoires méditerranéennes 2009
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:En Suisse, les effectifs des productions néolithiques en matières dures animales ont augmenté de manière significative au cours de ces trente dernières années, à la suite des travaux archéologiques d’envergure menés sur plusieurs stations littorales. Mais si la masse documentaire disponible est riche et diversifiée, la dernière synthèse sur le sujet, réalisée par J.-L. Voruz, date de vingt ans. En outre, seul le bois de cerf a bénéficié de l’application de méthodologies d’étude actualisées tels le concept de chaîne opératoire, au détriment de l’os et de la dent. Dès lors, il est délicat de traiter, à un même niveau d’analyse, des relations entre ces différentes composantes des cultures matérielles néolithiques et d’envisager ainsi la restitution des systèmes techniques en général. Afin de rétablir un certain équilibre, on se propose d’appréhender les industries sur os et dent du Néolithique de Suisse occidentale sur la base d’une étude résolument technique. Le principal enjeu est la caractérisation des procédés mis en oeuvre dans l’acquisition et la transformation des matériaux ainsi que celles liées à la consommation et à l’abandon des différents produits. L’aspect original de cette recherche tient surtout à la prise en compte systématique de catégories d’objets autres que les seuls produits finis. Il s’agit des pièces fracturées, des ébauches et des déchets de fabrication, jusqu’ici non recherchés ou rarement identifiés en tant que tels parmi les abondants restes fauniques.