Les grandes lames et les poignards lithiques dans les sépultures collectives de la fin du Néolithique et du Chalcolithique en Occitanie
Dans la région Occitanie, les sépultures collectives de la fin du Néolithique ont livré de nombreuses lames en silex brutes, retouchées, voire transformées en poignards. Leurs données intrinsèques (pétrographiques, technologiques et typologiques) ont pu être récemment précisées. Il est désormais pos...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/pm, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Préhistoires méditerranéennes
2021
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans la région Occitanie, les sépultures collectives de la fin du Néolithique ont livré de nombreuses lames en silex brutes, retouchées, voire transformées en poignards. Leurs données intrinsèques (pétrographiques, technologiques et typologiques) ont pu être récemment précisées. Il est désormais possible de connaître la provenance de la plupart de ces pièces et de cerner leurs caractères primaires et secondaires. Sur les huit catégories principales reconnues en Occitanie deux sont régionales, Les autres proviennent des régions voisines. D’une façon générale les lames trouvées dans les sépultures collectives sont des objets usagés et sont identiques à celles trouvées en habitats. Il est possible d’établir des corrélations entre les séries des sépultures collectives (longue durée d’utilisation) et celles des habitats fouillés (occupés moins longtemps) mieux datés. Il devient alors possible d’améliorer la perception des données extrinsèques de ces pièces, notamment concernant leur contexte culturel et chronologique et de proposer de nouvelles pistes d’enquêtes comparatives entre les différents types de sépultures. La distribution des pièces laminaires par type de tombe dans les diverses aires chrono-culturelles envisagées ne révèle pas de différence flagrante qui pourrait s’expliquer par un statut socio-économique distinct des utilisateurs de ces tombes. Les variations enregistrées semblent dues principalement à deux phénomènes. Le premier est lié au rayonnement plus ou moins fort des divers centres de production de lames et à la puissance de leur réseau de diffusion. Le second, qui semble avoir la plus forte incidence, est lié à la chronologie et donc aux périodes d’utilisation des diverses sépultures collectives. En adoptant une subdivision du Néolithique final en quatre tranches, il est possible de discerner des différences qui suggèrent une concurrence entre les réseaux de diffusion des poignards provençaux et ceux du Grand-Pressigny, par la répartition de pièces sophistiquées à retouches en écharpe dont les aires de distribution se chevauchent amplement. On trouve ces pièces aussi bien dans les grottes que dans les monuments mégalithiques. |
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