La crise finiglaciaire à Gibraltar et l’Atlantide : tradition et géologie
Une île faisant face au Détroit de Gibraltar et une géographie proche de celle évoquée par Platon dans le Timée ont disparu, engloutis 9000 ans avant notre ère par une accélération de la transgression finiglaciaire (Collina-Girard 2001). Dans un temps géologiquement très bref et humainement percepti...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/pm, |
|---|---|
| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Préhistoires méditerranéennes
2009
|
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Une île faisant face au Détroit de Gibraltar et une géographie proche de celle évoquée par Platon dans le Timée ont disparu, engloutis 9000 ans avant notre ère par une accélération de la transgression finiglaciaire (Collina-Girard 2001). Dans un temps géologiquement très bref et humainement perceptible, l’humanité a dû subir l’un des derniers cataclysmes majeurs à l’aube de son histoire : réduction des territoires, réchauffement climatique et redistribution des espèces animales. L’ethnographie, la préhistoire et les textes antiques témoignent que la tradition orale peut transmettre sur des millénaires le souvenir d’événements majeurs. Le mythe de l’Atlantide, construit sur une tradition orale enregistrée par les premiers scribes égyptiens est certainement un cas particulier et régional des mythes de déluges universels. Il faut relier ces traditions à la dernière transgression finiglaciaire et au basculement du monde des chasseurs paléolithiques vers celui des producteurs néolithiques. |
|---|