De la pratique à l’abus

Au XVIIIe siècle, l’administration coloniale locale de Guyane représente une configuration particulière d’administrateurs, d’employés ou autres, simplement des personnes qui ont chacune leurs perceptions, leurs demandes et leurs perspectives individuelles tout en oeuvrant à l’intérieur d’un espace s...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/plc,
Auteur principal: Ronsseray, Céline
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Pouvoirs dans la Caraïbe 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Au XVIIIe siècle, l’administration coloniale locale de Guyane représente une configuration particulière d’administrateurs, d’employés ou autres, simplement des personnes qui ont chacune leurs perceptions, leurs demandes et leurs perspectives individuelles tout en oeuvrant à l’intérieur d’un espace social commun. Au milieu de cette administration coloniale voulue par Colbert, le conseil souverain puis supérieur représente un point de convergence entre les principaux responsables et les habitants les plus importants. A la fois lieu de pouvoir et de représentation, le conseil supérieur de Cayenne devient le centre des enjeux du pouvoir et le théâtre de réseaux d’influence. Si ces phénomènes échappent le plus souvent à l’emprise de la production archivistique classique, ils ne sont pas moins intéressants à analyser. En particulier, la corruption, considérée ici comme la poursuite d’un intérêt privé aux dépens d’un intérêt public, pose le problème de la séparation entre la sphère publique et la sphère privée.