Elections, Identity and Ethnic Conflict in the Caribbean

Importé à Trinidad - dans un environnement social radicalement différent- à partir des racines britanniques, le dispositif électoral, tel qu’il a été adapté à la société multiethnique de Trinidad et Tobago, a laissé en suspens des questions importantes relatives aux rôles de la représentation, de l’...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/plc,
Hovedforfatter: Premdas, Ralph R.
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Anglais
Udgivet: Pouvoirs dans la Caraïbe 2011
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Importé à Trinidad - dans un environnement social radicalement différent- à partir des racines britanniques, le dispositif électoral, tel qu’il a été adapté à la société multiethnique de Trinidad et Tobago, a laissé en suspens des questions importantes relatives aux rôles de la représentation, de l’identité, de l’intégration et de l’implication citoyenne dans l’ordre politique. S’agissant du soutien populaire, le système électoral était basé sur le principe d’une compétition à somme nulle. En particulier, la représentation a tendance à être communalisée, de sorte que le parti au pouvoir incarne non pas la volonté générale mais des solidarités et des intérêts ethniques particularisés. L’engagement citoyen s’exprime avec passion, mais sur le fondement de clivages communautaires, de sorte qu’un seul groupe à la fois s’identifie au gouvernement. Par conséquent, les élections suscitent de redoutables réponses primordialistes et des craintes qui divisent profondément dans des états culturellement fragmentés. Dans une société segmentée et divisée, manquant de croyances et d’identités partagées, toutes les structures politiques conçues pour être neutres tendent à être viciées et imprégnées de considérations et d’intérêts ethniques suspects. Des identités communautaires sont en jeu car, dans la défaite, les vaincus peuvent faire l’expérience de la marginalisation. Par conséquent, le dispositif électoral va au-delà de sa fonction initiale qui est de choisir des décideurs. A Trinidad, les élections sont devenues une arène où les identités s’affrontent, sous la menace d’une domination ethnique. Le problème central posé par la multiethnicité trinidadienne concerne en partie les intérêts communautaires collectifs et l’identité segmentée. Chaque communauté ethnique voit ses intérêts différemment, non seulement au regard de sa vie symbolique et culturelle, mais aussi par rapport aux revendications portant sur les ressources économiques. Chaque élection a eu tendance à soulever de manière récurrente toutes les questions d’équité non résolues du point de vue de l’appartenance ethnique. Comme ce fut le cas à Trinidad, un groupe ethnique dans un Etat fondamentalement caractérisé par une bipolarisation ethnique a capté le pouvoir et a institué un ordre perçu par l’autre communauté ethnique principale comme étant répressif et discriminatoire. Une campagne électorale a entériné la compétition entre identités rivales qui s’exprime dans une lutte communautaire collective dans laquelle les revendications de chaque communauté en tant que telle ont été de nouveau relancées et présentées en des termes intransigeants. Les victoires répétées de l’un des segments communautaires sur l’autre n’ont pas été acceptées par les vaincus qui ont retiré leur soutien moral à l’Etat.