Le fait religieux aux Antilles et la règle fondamentale de la catholicité
Le fait religieux aux Antilles est avant tout pour l’historien et le juriste un fait social que l’on peut constater au quotidien. Il surprend encore le voyageur lorsqu’il pose pied et visite les anciens fleurons de la Couronne française. Or, l’histoire coloniale qui a forgé nolens volens l’âme de ce...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/plc, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Pouvoirs dans la Caraïbe
2011
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le fait religieux aux Antilles est avant tout pour l’historien et le juriste un fait social que l’on peut constater au quotidien. Il surprend encore le voyageur lorsqu’il pose pied et visite les anciens fleurons de la Couronne française. Or, l’histoire coloniale qui a forgé nolens volens l’âme de ces nouvelles contrées - et de ses habitants - repose tout naturellement sur la sujétion militaire et économique des Petites et des Grandes Antilles. Toutefois cette sujétion ne s’est pas toujours appuyée sur la force brutale ! Bien au contraire, elle entendit dès les premiers jours de la colonisation se fonder sur la mission religieuse voire spirituelle du nouvel occupant lequel agissait au nom du roi et des règles constitutionnelles de la monarchie. De plus, les quelques prêtres et surtout les religieux des principaux ordres, associés à l’oeuvre royale, se devaient non seulement de convertir les autochtones indiens puis les nègres déportés d’Afrique, mais de les éduquer, de les amender, de les instruire... en un mot d’en faire à long terme de bons sujets du roi. C’est sans doute la raison pour laquelle assez tôt certains ordres - et notamment les jésuites - revendiquèrent de s’occuper des esclaves. Malgré de très nombreux écrits, parfois contradictoires, il est difficile mais possible de dégager les fondements et les linéaments d’une politique religieuse en milieu colonial sous l’Ancien Régime. |
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