Chrysippe, l’inévitabilité du destin et la confatalité

Cet article aborde la théorie des confatalia élaborée par Chrysippe en réponse à l’argument Paresseux. Après avoir révélé son sophisme, nous analysons la distinction qu’il utilise pour y répondre (Cicéron, Fat. 30). D’un côté, les res simplices, qui décrivent correctement l’inévitabilité du destin,...

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In:URI:https://journals.openedition.org/philosant,
Main Author: D’Jeranian, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Philosophie antique 2024
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Cet article aborde la théorie des confatalia élaborée par Chrysippe en réponse à l’argument Paresseux. Après avoir révélé son sophisme, nous analysons la distinction qu’il utilise pour y répondre (Cicéron, Fat. 30). D’un côté, les res simplices, qui décrivent correctement l’inévitabilité du destin, d’un autre, les res copulatae, qui supposent une relation de dépendance entre un résultat et une action confatals. Rendant le fatalisme stoïcien plus robuste, les confatalia s’inscrivaient dans la problématique morale du deuxième livre du Sur le destin de Chrysippe. C’est dans cette perspective que nous examinons la nature de la relation confatale, pour conclure qu’elle n’est l’effet d’aucune loi du destin qui la rendrait nécessaire.