Comment bien définir une puissance ? sur la notion de puissance des contraires (Aristote, Métaphysique, Θ2)

L’opération qui définit une puissance est, pour Platon comme pour Aristote, son acte ou sa fin. Platon soutient qu’une puissance ne possède qu’une seule opération propre (conception monovalente de la puissance). Si Aristote souscrit à cette thèse, en y ajoutant quelques précisions destinées à permet...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/philosant,
第一著者: Lefebvre, David
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Philosophie antique 2023
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:L’opération qui définit une puissance est, pour Platon comme pour Aristote, son acte ou sa fin. Platon soutient qu’une puissance ne possède qu’une seule opération propre (conception monovalente de la puissance). Si Aristote souscrit à cette thèse, en y ajoutant quelques précisions destinées à permettre de bien définir les puissances, il semble compliquer la question en introduisant la notion de puissance des contraires qu’il élabore au chapitre 2 du livre Θ de la Métaphysique. Cependant la puissance des contraires ne doit être définie elle-même qu’en fonction de ce qui est son objet en soi, et non par accident ; en outre, on se demandera s’il est certain que la notion de puissance « accompagnée de raison », qui est au fondement de la puissance des contraires, permette vraiment à Aristote de dépasser la conception monovalente de la puissance : le logos montre-t-il bien à lui seul sa privation ?