La dissolution de la généalogie : Degas et Lepic, place de la Concorde

À contre-courant de l’historiographie, cet article s’inscrit dans le contexte de l’intérêt croissant autour de Degas et la race, en démontrant que Le vicomte Lepic et ses filles traversant la place de la Concorde est une machine qui révèle la vacuité des généalogies de la famille, du patriarcat, du...

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In:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Main Author: Porterfield, Todd
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Perspective 2018
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:À contre-courant de l’historiographie, cet article s’inscrit dans le contexte de l’intérêt croissant autour de Degas et la race, en démontrant que Le vicomte Lepic et ses filles traversant la place de la Concorde est une machine qui révèle la vacuité des généalogies de la famille, du patriarcat, du pedigree, de la race, de la lignée comme de l’ascendance artistique. Y sont analysées la place, sa représentation au centre urbain et monumental de Paris, à l’épicentre de l’ordre symbolique de la France, ainsi que la crise de l’art moderne et de la politique – éléments que le tableau ne vient pas atténuer. Les marqueurs de filiation et d’affiliation sont examinés, y compris le chien de Lepic sa fonction esthétique ; son pedigree dans l’histoire de l’art via la fresque de Saint Georges de Pisanello ; et son ascendance, un médaillé de l’Exposition universelle canine de 1863 qui fut un terrain d’essai pour l’eugénisme moderne.