Les manifestes artistiques en quête d’historiens de l’art
En partant de l’installation vidéo Manifesto de l’artiste allemand Julian Rosefeldt, exposée en 2016 à Berlin, cet article cherche à situer le manifeste dans son double emploi : en tant que matériau artistique et en tant qu’objet de recherche. Les études récentes, surtout franco- et germanophones, t...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Perspective
2017
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En partant de l’installation vidéo Manifesto de l’artiste allemand Julian Rosefeldt, exposée en 2016 à Berlin, cet article cherche à situer le manifeste dans son double emploi : en tant que matériau artistique et en tant qu’objet de recherche. Les études récentes, surtout franco- et germanophones, témoignent d’une volonté d’enrichir les corpus de manifestes produits depuis la seconde moitié du xxe siècle dans les domaines des arts plastiques, de la littérature, de la danse, du cinéma, voire des nouveaux médias. Ce faisant, elles proposent des ouvertures épistémologiques parfois subjectives, tout en réitérant les débats plus anciens, dominés par les études littéraires, sur les critères de définition. Demeurée longtemps absente de ces débats, l’histoire de l’art pourrait permettre de dépasser ces discours de légitimation du manifeste comme objet d’étude, afin de nourrir le dialogue pluridisciplinaire par l’analyse de ses enjeux plastiques et historiques au sein d’une histoire sociale plus vaste. |
|---|