De la tapisserie au Fiber Art : crises et renaissances au xxe siècle

Au passage du xixe siècle, la remise en question des frontières entre beaux-arts et arts appliqués rendent plausible une « renaissance » de la tapisserie. Les relations complexes que cet art entretient avec la peinture, l’architecture et, à partir des années 1960, la sculpture, sont vivement discuté...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Egile Nagusiak: Froissart, Rossella, van Tilburg, Merel
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Perspective 2016
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Au passage du xixe siècle, la remise en question des frontières entre beaux-arts et arts appliqués rendent plausible une « renaissance » de la tapisserie. Les relations complexes que cet art entretient avec la peinture, l’architecture et, à partir des années 1960, la sculpture, sont vivement discutées, dans une recherche inlassable des lois qui en consacreraient l’autonomie esthétique. Muralité, structuration colorée de la surface, significations symboliques, qualités fonctionnelles ou création d’un environnement spatial : c’est à partir de ces critères que les productions du passé sont appelées à dialoguer avec l’École de Paris, le modernisme et le post-modernisme. En France, le prestige des Manufactures nationales et des ateliers creusois maintient le renouveau à l’intérieur des limites d’un rapport hiérarchique peintre/lissier qui se manifeste par l’essor extraordinaire de la production des années 1950 et 1960. En Allemagne, dans les pays de l’Europe de l’Est et aux États-Unis, le paradigme pictural laisse la place à une réflexion qui, partant des pratiques du Bauhaus, replace paradoxalement le medium textile au sein du champ des « beaux-arts ».