L’histoire aux oubliettes ? Actualité et inactualité de la recherche française en histoire des arts d’Afrique

Si, depuis l’ouverture du musée du quai Branly en 2006, les arts d’Afrique ont bénéficié d’une nouvelle visibilité et d’un renouveau d’intérêt, les recherches en histoire de l’art sur un sujet par ailleurs difficile à circonscrire restent rares. Après un rapide état des lieux sur les tendances de la...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Egile nagusia: Bosc-Tiessé, Claire
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Perspective 2015
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Si, depuis l’ouverture du musée du quai Branly en 2006, les arts d’Afrique ont bénéficié d’une nouvelle visibilité et d’un renouveau d’intérêt, les recherches en histoire de l’art sur un sujet par ailleurs difficile à circonscrire restent rares. Après un rapide état des lieux sur les tendances de la recherche en France, cet article propose de voir à travers deux exemples, les travaux menés sur les terres cuites Nok du Nigeria, datées du premier millénaire avant notre ère, et sur les sculptures de bois konso en Éthiopie fabriquées au cours du xxe siècle, comment il est possible de répondre au défi d’inscrire ces productions dans le temps et donc dans un contexte socio-politico-religieux voire environnemental, étape indispensable pour ne pas passer trop vite à des interprétations iconologiques ou à des comparaisons sans fondement. Les approches méthodologiques ou disciplinaires proposées montrent comment l’histoire de l’art peut se renouveler dans des contextes où les sources sont considérées comme inexistantes ou, au mieux, très lacunaires.