L’Antique dans les arts du Moyen Âge occidental : survivances et réactualisations

Cet essai aborde une thématique dont les premières approches sont intervenues voici près d’un siècle, et qu’un récent colloque vient de remettre à l’ordre du jour. Les publications advenues dans l’intervalle en avaient fourni beaucoup d’éclairages ponctuels, mais en ne tentant que rarement de donner...

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In:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Main Author: Caillet, Jean-Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Perspective 2019
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Cet essai aborde une thématique dont les premières approches sont intervenues voici près d’un siècle, et qu’un récent colloque vient de remettre à l’ordre du jour. Les publications advenues dans l’intervalle en avaient fourni beaucoup d’éclairages ponctuels, mais en ne tentant que rarement de donner une vision synthétique du phénomène. Sans prétendre à l’exhaustivité, on s’attache ici à distinguer trois orientations majeures : il s’agit d’abord d’envisager ce qui, dans la production médiévale, témoigne d’une conscience de l’histoire ancienne et de la survie de valeurs culturelles fondamentales ; ce sont ensuite les attitudes des hommes du Moyen Âge envers les vestiges matériels de l’Antiquité qui se trouvent évoqués ; enfin, on s’intéresse aux impacts de ce legs sur la création aux temps considérés. Il s’en dégage, au-delà des nuances à apporter aux théories qui privilégiaient de manière excessive la « renaissance » carolingienne et celle des xiie-xiiie siècles, la notion d’un ascendant à peu près continu de l’héritage antique ; cela sous des formes variables, certes, et parfois en alternance d’un milieu à l’autre. Mais la reconnaissance de cette réalité s’avère bien essentielle pour la juste appréhension de l’art d’une période trop longtemps perçue comme en rupture avec les idéaux du classicisme.