L’archéologie de l’or en Europe

Dans la longue histoire de l’archéologie, la recherche autour de la métallurgie de l’or occupait encore une place secondaire, jusqu’à la dernière décennie du siècle passé. Ce phénomène n’est pas fortuit : il faut le mettre en rapport avec le développement de l’archéométrie en général, et de l’archéo...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
主要な著者: Perea, Alicia, Armbruster, Barbara
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Perspective 2019
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Dans la longue histoire de l’archéologie, la recherche autour de la métallurgie de l’or occupait encore une place secondaire, jusqu’à la dernière décennie du siècle passé. Ce phénomène n’est pas fortuit : il faut le mettre en rapport avec le développement de l’archéométrie en général, et de l’archéométallurgie en particulier. L’or avait jusqu’alors été l’objet d’étude préféré des historiens de l’art qui le considéraient plutôt comme une manifestation des possibilités artistiques de l’être humain : cette tradition antiquaire a permis de rendre visibles de petits objets pris individuellement et de leur donner le statut de monuments, mais en même temps elle a freiné le développement de la recherche dans ses contextes politique, économique ou social dans lesquels les objets étaient produits et diffusés.La dimension véritablement scientifique des travaux sur l’or prend son essor en Grande-Bretagne avec la création d’une chaire d’archéométallurgie à l’Université de Londres dans les années 1980. L’étude de ce métal a également bénéficié d’une interdisciplinarité résolument mise en œuvre par les chercheurs et aussi la pratique d’artisans, d’orfèvres, de restaurateurs et de simples curieux qui ont contribué, par leurs savoirs de toutes sortes, à donner son dynamisme à une investigation jusqu’alors trop éloignée de l’archéologie expérimentale.Actuellement les orientations de la recherche universitaire essentiellement en France et en Espagne, mais aussi en Grande-Bretagne et en Allemagne, sont de deux types : les études technologiques et les interprétations d’ordre symbolique. Les nouveaux moyens d’observation, comme le microscope électronique à balayage, et les méthodes analytiques respectueuses de la matérialité des objets qui depuis ces quinze dernières années sont à la disposition des archéologues ont permis d’esquisser un panorama renouvelé de l’histoire de la métallurgie et ont considérablement accru la quantité d’informations disponibles pour chaque pièce objet. Mais surtout, l’objet en or a cessé d’être un bel objet pour prendre une signification sociale, économique et idéologique concrète : l’archéologie de l’or a désormais franchi une étape décisive de son dévelop-pement, déterminant ainsi, à n’en pas douter, les recherches à venir.