L’urbanisme et l’architecture des villes d’Europe centrale pendant la première moitié du xxe siècle
L’Europe centrale du début du xxe siècle était un espace que ne définissaient pas tant ses frontières nationales qu’un réseau complexe de métropoles transnationales. Ces sociétés urbaines ont développé des approches et des techniques innovantes pour la construction des villes. Cependant, le réseau p...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Perspective
2019
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’Europe centrale du début du xxe siècle était un espace que ne définissaient pas tant ses frontières nationales qu’un réseau complexe de métropoles transnationales. Ces sociétés urbaines ont développé des approches et des techniques innovantes pour la construction des villes. Cependant, le réseau polycentrique que favorisait l’Empire a disparu avec sa culture dynamique dans le sillage de la Seconde Guerre mondiale, puis de la domination soviétique sur l’Europe de l’Est.Victime de la division binaire de l’Europe résultant de la guerre froide, la ville d’Europe centrale a cessé d’être considérée comme un objet d’étude et a été éclipsée de l’histoire de l’architecture moderne. De 1945 à 1990, les recherches sur le modernisme en Europe centrale ont suivi deux lignes géopolitiques et idéologiques différentes clairement définies : les travaux poursuivis à l’Ouest se sont concentrés principalement sur Vienne et la culture architecturale cosmopolite de la capitale impériale ; à l’Est, les recherches se sont axées sur les territoires compris dans le bloc soviétique et sur la « lutte pour l’autonomie nationale » telle qu’elle s’exprimait dans les discours architecturaux et les projets des groupes nationaux de l’ancien Empire.Avec la chute du communisme en Europe, les informations et les idées ont recommencé à circuler librement. De nouvelles perspectives ont transformé non seulement l’histoire de l’architecture de l’Europe centrale, mais aussi les discours dominants sur le modernisme international. Depuis une dizaine d’années, de nouveaux sujets de recherche portant sur les régimes territoriaux, les conditions frontalières, les continuités temporelles et spatiales, les structures institutionnelles et les circonstances de cette transition elle-même ont permis l’apparition de méthodologies historiographiques et de critiques novatrices pour comprendre la ville et l’architecture moderne dans l’Europe conçue comme un tout. |
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