Une modernité sans avant-gardes : la photographie du futur et la fin de l’art selon Albert Robida
Cet article se propose d’analyser la « photopeinture », que les romans d’anticipation publiés par Albert Robida à la fin du xixe siècle présentent comme l’art du futur. Cette technique incarne le progrès dans les arts, car elle permet de créer des images en couleurs, de n’importe quel format et supp...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Perspective
2025
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article se propose d’analyser la « photopeinture », que les romans d’anticipation publiés par Albert Robida à la fin du xixe siècle présentent comme l’art du futur. Cette technique incarne le progrès dans les arts, car elle permet de créer des images en couleurs, de n’importe quel format et support. Dans le même temps, elle regarde vers le passé sur le plan esthétique. Dans le monde de Robida, les artistes se spécialisent dans la reproduction d’œuvres déjà existantes, qui génèrent d’importants bénéfices économiques, ou dans la recherche anachronique de scènes pittoresques, moyennant une approche détachée des thèmes de la « vie moderne ». Sous ces deux aspects, la photopeinture se projette vers le futur et vers le passé, ce qui lui confère sa qualité de médium essentiellement anachronique. La consécration des images techniques implique la mort de l’art, compris dans le sens romantique en tant qu’expression de quelque chose d’« intraduisible », en le remplaçant par un univers de succédanés. Sous ces différents aspects, les récits de Robida constituent une source pertinente pour concevoir une histoire alternative de la photographie placée sous l’œil de la fiction. |
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