« L’intime est politique. » Les corps malades féminins chez Jo Spence et Hannah Wilke

À travers l’étude des œuvres ultimes de Jo Spence et Hannah Wilke, produites alors qu’elles sont toutes deux atteintes d’un cancer, le présent article porte sur les enjeux de la représentation des corps féminins souffrants en histoire de l’art, dans le contexte sociopolitique occidental de la fin du...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
第一著者: Lévy, Léna
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Perspective 2024
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:À travers l’étude des œuvres ultimes de Jo Spence et Hannah Wilke, produites alors qu’elles sont toutes deux atteintes d’un cancer, le présent article porte sur les enjeux de la représentation des corps féminins souffrants en histoire de l’art, dans le contexte sociopolitique occidental de la fin du xxe siècle. Leurs œuvres relèvent d’une perspective féministe au sens où elles remettent en cause les modèles esthétiques et historiques des représentations et s’inscrivent dans une histoire collective de la revendication d’une visibilité du féminin s’éloignant des stéréotypes pour prendre en compte le monstrueux, l’anormal, l’informe ou l’obscène. En parallèle des mouvements féministes, des mouvements de santé et des questionnements sociologiques sur la place de la maladie et de la mort dans les sociétés occidentales, le travail autopathographique de ces artistes femmes interroge la place des corps malades, à l’extrémité de la vie, dans l’histoire de l’art et l’histoire politique.