La politique en embuscade : trois débats autour de l’œuvre autonome et ses effets
À l’opposé de la théorie de l’art pour l’art qui postule la nature fondamentalement apolitique de l’art, les historiens de l’art ont, depuis le xviiie siècle, soutenu l’idée qu’il fallait toujours penser l’autonomie des œuvres à partir de la politique. En revenant sur trois débats célèbres portant s...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Perspective
2024
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | À l’opposé de la théorie de l’art pour l’art qui postule la nature fondamentalement apolitique de l’art, les historiens de l’art ont, depuis le xviiie siècle, soutenu l’idée qu’il fallait toujours penser l’autonomie des œuvres à partir de la politique. En revenant sur trois débats célèbres portant sur la question de l’autonomie des œuvres – le différend entre Lessing et Winckelmann autour du Laocoon, la discussion de Benjamin et Adorno sur la politisation des avant-gardes dans les années 1930 et les échanges entre l’artiste et écrivaine Coco Fusco et les contempteurs du tableau de Dana Schutz, Cercueil ouvert [Open Casket], exposé à la Whitney Biennial (New York) en 2017 –, il s’agit de mettre en évidence que les auteurs qui se battent pour doter l’art d’une agentivité politique sont les mêmes qui refusent de céder à la pression des événements et de renoncer à l’autonomie de l’œuvre au nom de son efficacité politique. |
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