L’écoute « en aveugle » dans les pratiques plastiques du son de Lars Fredrikson et Max Neuhaus

Lars Fredrikson et Max Neuhaus débutent une pratique plastique du son et exposent leurs premières installations « acousmatiques » dans les années 1960, alors qu’abondent les attaques à l’encontre de l’hégémonie moderniste de la vision, et les pratiques conceptuelles et plastiques « anti-visuelles »,...

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In:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Main Author: Dreyer, Léa
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Perspective 2023
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Lars Fredrikson et Max Neuhaus débutent une pratique plastique du son et exposent leurs premières installations « acousmatiques » dans les années 1960, alors qu’abondent les attaques à l’encontre de l’hégémonie moderniste de la vision, et les pratiques conceptuelles et plastiques « anti-visuelles », dont des approches sonores hybrides, qui interrogent la place du « voir » au sein de l’art. Au début des années 1990, les deux artistes réalisent des œuvres employant l’obscurité comme lieu de possibilité d’une écoute « en aveugle ». Ces installations, dont l’exploration sensorielle est en partie fondée sur l’idée d’une perception « écholocatrice » de l’espace, sont des exceptions dans leurs parcours. Elles interrogent la survivance d’une écoute jouant de la jugulation des sens, de techniques corporelles de l’écoute impliquant des états modifiés de conscience, mais aussi d’une « épistémologie aveugle » (Jones, 2017), particulièrement prisées dans les années 1960 et 1970, et qui réapparaissent au tournant des années 2000.