La matière pelliculaire : obscurité originelle du cinéma

Le noircissement photochimique constitue l’obscurité originelle de l’image argentique. Il matérialise la trace de la lumière, forme une image, lui donnant une texture granuleuse et du noir. Ces deux caractéristiques de la photochimie semblent avoir été « refoulées » de la conscience technologique du...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Autore principale: Kuo, Li-Chen
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Perspective 2023
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le noircissement photochimique constitue l’obscurité originelle de l’image argentique. Il matérialise la trace de la lumière, forme une image, lui donnant une texture granuleuse et du noir. Ces deux caractéristiques de la photochimie semblent avoir été « refoulées » de la conscience technologique du cinéma, ainsi la réduction de la taille de grain et la reproduction de la couleur ont-elles toujours été considérées comme les principales avancées dans l’évolution de la technique cinématographique. Comment le grain d’argent et le noir métallique ont-ils été perçus par les historiens, les techniciens et les cinéastes du début de l’histoire du cinéma en France ? Cet article propose une lecture des problématiques du noir du grain d’argent dans la production de l’image argentique, de ses origines jusqu’aux années 1950, et tente, à cette aune, de saisir ses enjeux face aux pixels du cinéma contemporain.