Une fiction objective : John Rewald et l’invention de la fin de l’impressionnisme

Revenir sur l’invention de la « fin » de l’impressionnisme pose la question de l’écriture de l’histoire et de son substrat fictionnel. L’Histoire de l’impressionnisme (1946) de John Rewald est particulièrement représentative de ce paradoxe du discours historique qui, parce qu’il est conçu sous la fo...

Täydet tiedot

Tallennettuna:
Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Päätekijä: Schuwer, Olivier
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Perspective 2022
Aiheet:
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Revenir sur l’invention de la « fin » de l’impressionnisme pose la question de l’écriture de l’histoire et de son substrat fictionnel. L’Histoire de l’impressionnisme (1946) de John Rewald est particulièrement représentative de ce paradoxe du discours historique qui, parce qu’il est conçu sous la forme d’une narration, emprunte ses procédés à la littérature. C’est en puisant dans des modèles non-scientifiques – les romans russes ou français du xixe siècle – que l’historien introduit une rupture décisive, qui permet à la fois de définir l’impressionnisme, de l’instituer en tant qu’objet d’étude et de le situer dans le récit global de l’histoire de l’art moderne. En s’appuyant sur les apports de la narratologie, cet article enquête sur l’impensé fictionnel qui se niche sous la « poétique du savoir » de l’histoire-science, dans les profondeurs d’un « inconscient académique ».