Pour une histoire queer de l’art : récits alternatifs et expériences de déplacement
Le renouvellement récent des études féministes et de genre dans le champ de l’histoire de l’art s’est cristallisé autour du terme « queer », qui correspond aux pratiques et aux théories de l’entre-deux sexuel et de la fluidité des représentations de genre. En revenant sur le moment historiographique...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Perspective
2022
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Le renouvellement récent des études féministes et de genre dans le champ de l’histoire de l’art s’est cristallisé autour du terme « queer », qui correspond aux pratiques et aux théories de l’entre-deux sexuel et de la fluidité des représentations de genre. En revenant sur le moment historiographique de fondation du terme dans le contexte étasunien des années 1980-2000, cet article propose d’articuler la contestation politique et esthétique que les pratiques queers embrassent aux différentes formes de récits engagées sur le temps long. Il s’agit d’examiner la manière dont les historiennes et historiens de l’art ont intégré les théories queer à une histoire LGBT marquée par l’invisibilité et le détournement érotique. D’autres formes de généalogies héritées de la pensée foucaldienne sont interrogées à partir des expériences sexuelles et des subjectivités des artistes. Cette histoire queer de l’art s’appuie sur l’examen d’une archéologie plus profonde de la modernité issue des périodes classiques prémodernes. Elle rappelle le rôle des narrations intersectionnelles et des études culturelles qui permettent de déplacer l’histoire de l’art androcentrique vers l’étude des marginalités artistiques de genre, de classe et de race. |
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