Une tectonique post-portugaise et/ou mondiale avant la lettre ?

Une architecture singulière voit le jour entre le début du xixe siècle et le milieu du xxe siècle dans le golfe du Bénin. Elle est l’œuvre d’un groupe dénommé agouda, terme utilisé dans cette région pour désigner des Africains et des Afro-descendants portant des patronymes d’origine portugaise, liés...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Autor principal: Conduru, Roberto
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Perspective 2021
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Une architecture singulière voit le jour entre le début du xixe siècle et le milieu du xxe siècle dans le golfe du Bénin. Elle est l’œuvre d’un groupe dénommé agouda, terme utilisé dans cette région pour désigner des Africains et des Afro-descendants portant des patronymes d’origine portugaise, liés au commerce d’esclaves et à l’esclavage au Brésil. Alors que certains auteurs soulignent la brésilianité et/ou l’africanité de cette architecture, d’autres la mettent en rapport avec l’entreprise coloniale portugaise dans le monde. Fruit d’un processus d’échanges entre l’Afrique, l’Amérique, l’Europe et l’Asie depuis le xve siècle, cette architecture permet de reconsidérer les orientations nationalistes de l’histoire de l’art et de penser les défis liés à l’historiographie de l’histoire de l’art dans le contexte postcolonial et post-esclavagiste, ainsi que quelques pièges dissimulés dans l’idée d’une histoire mondiale de l’art.