Crise, critique, mélancolie
La parution de deux ouvrages (Andrea Bubenik, Mitchell B. Merback) consacrés à la gravure Melencolia I d’Albrecht Dürer (1514) est l’occasion de réfléchir au destin et à l’actualité de l’une des plus célèbres images de la modernité occidentale. À partir de là, la notion de mélancolie, retravaillée p...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Perspective
2021
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La parution de deux ouvrages (Andrea Bubenik, Mitchell B. Merback) consacrés à la gravure Melencolia I d’Albrecht Dürer (1514) est l’occasion de réfléchir au destin et à l’actualité de l’une des plus célèbres images de la modernité occidentale. À partir de là, la notion de mélancolie, retravaillée par la psychanalyse et la phénoménologie, apparaît comme un enjeu épistémologique pour le discours de l’histoire de l’art (Michael Ann Holly) et pour la compréhension d’artistes majeurs du xxe siècle comme Picabia (Aurélie Verdier). Une hypothèse est proposée : si la mélancolie peut être considérée comme l’affect fondamental de la conscience occidentale moderne, c’est parce qu’elle fournit son mode d’existence le plus exact au basculement fatal de l’esprit critique, propre à la culture scientifique, en état de crise. Cette notion paradoxale d’état de crise est alors déployée du point de vue de la temporalité et du rapport aux objets. Enfin, la question est posée d’un possible dépassement de la mélancolie dans la pensée contemporaine (Paul Gilroy). |
|---|