Gutai en tension : pour une histoire systémique des arts au stade de la mondialisation
Les formes similaires produites dans des contextes culturels différents ne sont pas superposables. L’abstraction dans un pays comme le Japon qui possède une longue tradition critique d’appréciation de la ligne, du geste et de la matière ne peut pas être jugée suivant les mêmes critères qu’en Occiden...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Perspective
2020
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les formes similaires produites dans des contextes culturels différents ne sont pas superposables. L’abstraction dans un pays comme le Japon qui possède une longue tradition critique d’appréciation de la ligne, du geste et de la matière ne peut pas être jugée suivant les mêmes critères qu’en Occident. De même, les œuvres réalistes d’un Kishida Ryūsei (1891-1929) ne peuvent pas être correctement évaluées à l’aune du réalisme européen. Les formes se ressemblent, mais le sens est profondément différent. Il existe des dynamiques régionales qu’il est indispensable de prendre en compte. Toutefois, il va sans dire que les mondes asiatique et européen sont désormais puissamment interconnectés. Le mouvement Gutai n’aurait pas existé sans l’ambition de ses membres d’établir un dialogue avec les artistes et les critiques occidentaux et, plus généralement, hors d’une relation complexe entre centres (Paris, Tōkyō) et périphéries (le Japon, le Kansai). L’ambition de cet article est de contribuer, à partir d’une analyse historiographique du mouvement Gutai (1954-1972), à la réflexion en cours sur les conditions de possibilité d’une histoire systémique des arts au stade de la mondialisation. |
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