Tōkyō Underground – Le topos des avant-gardes japonaises au tournant des années 1960

Entre 1966 et 1970, un nouveau topos s’installe dans le milieu des avant-gardes artistiques japonaises d’après-guerre : l’underground. D’importation américaine, cette sous-culture imprègne le cinéma puis la musique, le théâtre, les arts (performance, happening, event, action, intermedia), la danse b...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
1. Verfasser: Osawa, Kei
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Perspective 2020
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Entre 1966 et 1970, un nouveau topos s’installe dans le milieu des avant-gardes artistiques japonaises d’après-guerre : l’underground. D’importation américaine, cette sous-culture imprègne le cinéma puis la musique, le théâtre, les arts (performance, happening, event, action, intermedia), la danse butō, le graphisme et l’édition. Ce mouvement culturel est commenté, débattu et théorisé en temps réel, jusqu’à son délitement accéléré par la répression politique des mouvements contestataires qu’il a stimulés. L’underground crée ou transforme des lieux physiques (théâtres, cinémas, cafés) dans le quartier de Shinjuku à Tōkyō, s’incarne dans des figures tutélaires, et influence de manière plus diffuse toute une génération qui s’en réclame dans son mode de vie. Parce que l’underground a forgé un nouveau topos artistique, il a laissé une trace importante dans l’histoire culturelle et artistique du Japon d’après-guerre, encore perceptible aujourd’hui. Le présent article constitue la première tentative pour analyser, par une chronologie et une cartographie précises, ce phénomène aussi marquant que diffus.