Cinq masques de l’Iyoba Idia du royaume de Bénin : vies sociales et trajectoires d’un objet multiple
Les cinq masques en ivoire de la reine-mère Idia (xvie siècle) qui sont aujourd’hui à Londres, New York, Seattle, Stuttgart et dans une collection privée anglaise sont sans doute les objets les plus iconiques de l’art du continent africain tel qu’il peut être illustré dans les ouvrages de référence....
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Perspective
2020
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Les cinq masques en ivoire de la reine-mère Idia (xvie siècle) qui sont aujourd’hui à Londres, New York, Seattle, Stuttgart et dans une collection privée anglaise sont sans doute les objets les plus iconiques de l’art du continent africain tel qu’il peut être illustré dans les ouvrages de référence. Or, les péripéties de ces objets pillés au royaume de Bénin puis vendus par les forces navales britanniques en 1897 permettent d’observer deux mouvements en quelque sorte contraires dans la gestion de ce multiple : d’une part, celui de la dispersion globale à travers le marché d’un groupe fait au départ pour agir ensemble localement et, d’autre part, la redécouverte de leur statut d’ensemble ou de multiple, et de ce qu’Alfred Gell a appelé l’objet-personne disséminé à travers leur (re)identification avec Iyoba Idia à partir des années 1950. Nous verrons qu’à partir de ce moment-là, ces deux mouvements s’entremêlent et entrent de façon croissante en tension. |
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