Serviteurs devenus maîtres : Focillon et la gravure d’interprétation

Dans les écrits de Focillon, la gravure est présentée sur le modèle du dessin ou de la peinture, dans le huis clos de l’artiste et de son cuivre. Le paradoxe sur lequel repose ce discours est le refoulement du processus de réplication et de diffusion inhérent à toute estampe, même rare et précieuse....

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Autor principal: Pernoud, Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Perspective 2020
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Dans les écrits de Focillon, la gravure est présentée sur le modèle du dessin ou de la peinture, dans le huis clos de l’artiste et de son cuivre. Le paradoxe sur lequel repose ce discours est le refoulement du processus de réplication et de diffusion inhérent à toute estampe, même rare et précieuse. Le socius de l’image imprimée – la coopération qui en est à la source, la collectivité à laquelle elle se destine – doit céder la place à l’unicité de l’œuvre graphique. Ainsi, l’imprimeur et l’éditeur tendent-ils à disparaître de ce récit, comme s’en éclipsent les rapports entre les chefs-d’œuvre de l’estampe et la plus banale image. Ainsi, le « maître de l’estampe » ne saurait reproduire qui que ce soit, même lorsqu’il copie autrui par les moyens de son art, comme c’était le cas de Victor, père d’Henri : reproduire, en gravure, ce sera interpréter.