Face au chaos : grammaires de l’ornement

À partir des années 1850, la faveur qu’a connue la notion de grammaire appliquée aux théories de l’ornement est un des nombreux symptômes de la critique ou, parfois, du rejet global de la civilisation industrielle moderne, au sein même de la culture occidentale. Par opposition à la notion traditionn...

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Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Päätekijä: Labrusse, Rémi
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Perspective 2013
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:À partir des années 1850, la faveur qu’a connue la notion de grammaire appliquée aux théories de l’ornement est un des nombreux symptômes de la critique ou, parfois, du rejet global de la civilisation industrielle moderne, au sein même de la culture occidentale. Par opposition à la notion traditionnelle de recueil, les grammaires ornementales se sont fondées sur un parallèle aussi passionné qu’approximatif entre formes linguistiques et formes artistiques. Le développement concomitant de la linguistique y a aidé, marqué par une volonté de dépassement de l’histoire et par la référence à un Orient fondateur. Chez les principaux défenseurs de la grammaticalité des ornements – Gottfried Semper en Allemagne, Owen Jones en Angleterre, Jules Bourgoin en France, notamment –, cette pensée fut orientée vers l’horizon d’une nouvelle Renaissance, rompant avec la tradition classique de la mimesis et conférant au décorateur la capacité à articuler, par lui-même, sa pratique à une science, à une philosophie et à une praxis individuelle et collective.