La comédie de destruction
Celui qui rit du comique s’empêche d’en comprendre la véritable nature, remarquait Aby Warburg lorsqu’il évoquait, dans sa conférence sur le rituel du serpent, l’irruption des clowns au milieu des danseurs katchinas à laquelle il avait assisté lors de son séjour en territoire Hopi durant l’hiver 189...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Perspective
2019
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Celui qui rit du comique s’empêche d’en comprendre la véritable nature, remarquait Aby Warburg lorsqu’il évoquait, dans sa conférence sur le rituel du serpent, l’irruption des clowns au milieu des danseurs katchinas à laquelle il avait assisté lors de son séjour en territoire Hopi durant l’hiver 1896. Parce qu’il reste confiné dans le registre de la culture populaire, le burlesque cinématographique des premiers temps échappe encore aux conventions sentimentales et morales qui viendront en édulcorer la force au cours des années 1920. Brutal, violent, improvisé, il recueille les principes d’une poétique négative animée par une dynamique de destruction qui affecte à la fois les figures et les éléments de la composition. La comédie n’est pas l’autre de la tragédie : elle en révèle le sens. À la manière du satyre nietzschéen s’avançant sur la scène tragique, l’acteur comique révèle au spectateur, dans un éclat de rire, la profondeur de « l’effroyable nuit » et la nullité du principe d’individuation. |
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