Sur la destruction d’œuvres d’art au Moyen Âge

Dans la chrétienté latine à laquelle cet article se limite, l’iconoclasme byzantin a été rejeté tant par le pape que par le pouvoir carolingien. La législation canonique qui obligeait à entretenir les églises et interdisait l’aliénation de leurs biens, tout comme l’absence de censure des images, lim...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Auteur principal: Wirth, Jean
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Perspective 2019
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans la chrétienté latine à laquelle cet article se limite, l’iconoclasme byzantin a été rejeté tant par le pape que par le pouvoir carolingien. La législation canonique qui obligeait à entretenir les églises et interdisait l’aliénation de leurs biens, tout comme l’absence de censure des images, limitèrent considérablement les destructions. Comme à d’autres époques, les guerres provoquèrent des dégradations. Avant la fin du Moyen Âge, les actes iconoclastes perpétrés par des hérétiques semblent avoir été très limités. C’est la rénovation somptueuse des édifices et du mobilier existant qui est la principale cause de destructions, qui n’ont pas été menées de bon cœur, comme en témoigne la fréquence des remplois, souvent des portails entiers dans le cas de l’architecture. Cette situation durable entraîne un accroissement continu du patrimoine ecclésiastique et de son décor, avec un effet de saturation de plus en plus critiqué à la fin du Moyen Âge. Chez les lollards et les hussites, l’iconoclasme ressurgit, ouvrant la voie à celui de la Réforme.