Entre monumentum et abolitio : le rôle des images et de leur destruction dans l’art romain
Détruire un monument ou une image est, dans l’Antiquité romaine, un phénomène qui comporte deux aspects : l’abolitio memoriae à proprement parler, qui consiste à éradiquer tout signe de l’individu condamné et à laisser visible cette absence, et son contraire, la memoria des actes et du visage (imago...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/perspective, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Perspective
2019
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Détruire un monument ou une image est, dans l’Antiquité romaine, un phénomène qui comporte deux aspects : l’abolitio memoriae à proprement parler, qui consiste à éradiquer tout signe de l’individu condamné et à laisser visible cette absence, et son contraire, la memoria des actes et du visage (imago) du grand homme, signes visibles de celui qui est considéré comme un exemple à suivre.Le destin des cités (Carthage, Corinthe, Troie) et celui des hommes sont intimement liés dans la culture romaine : les exemples civiques et familiaux, domestiques et funéraires, mettent en exergue l’obligation de se conformer à la pietas, sous peine d’éradication. Les destructions ont en conséquence une valeur morale, éducative, et elles se doivent d’être spectaculaires pour atteindre cet objectif. |
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