Regards transversaux sur le « complexe de Prométhée ». Technocentrisme, instance institutionnelle et éducation

L’un des soucis principaux de cette étude est l’examen critique des significativités politico-pédagogiques du mythe de Prométhée, qui a toujours représenté le symbole du progrès technique de la société. Dans notre perspective, le concept de progrès contenu dans ce mythe ne peut se réduire à la « fon...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/pensereduc,
Glavni autor: Fiscarelli, Antonio
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Penser l’éducation 2022
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:L’un des soucis principaux de cette étude est l’examen critique des significativités politico-pédagogiques du mythe de Prométhée, qui a toujours représenté le symbole du progrès technique de la société. Dans notre perspective, le concept de progrès contenu dans ce mythe ne peut se réduire à la « fonction technique » incarnée dans la figure de Prométhée. Toute étape du progrès se heurte forcément à la fonction institutionnelle – qui, dans le mythe, s’incarne dans la figure de Zeus. En outre, s’il est plausible que le progrès entraîne un certain éloignement de l’homme de l’état de nature, on ne peut négliger la figure d’Épiméthée qui, lui, est porteur d’indices significatifs sur la conception écologique du progrès. Son rôle mesure aussi l’incidence pédagogique et politique du rapport entre ordre naturel et ordre civil. Enfin, puisque ce récit raconte l’histoire archétypale de ce qu’on appelle habituellement la « transmission des savoirs », il se présente, suivant Bachelard, comme un « complexe » symptomatique de la condition contemporaine des rapports éducatifs tel qu’on le retrouve cristallisé, par exemple, dans le système institutionnel analysé par Ivan Illich. Un but ultérieur de notre étude est donc l’analyse du paradigme moderne du prométhéisme au plan pédagogique vis-à-vis de la conception illichienne de la « déscolarisation » ou bien de la « désinstitutionnalisation » de la société.