L’enseignement laïque des faits religieux peut-il contribuer à la formation politique ?
S’il est fréquent de mettre en avant la contribution d’une meilleure connaissance des religions au « vivre ensemble » au sens où celle-ci favoriserait la tolérance, l’apport de l’enseignement des faits religieux à la formation politique proprement dite est plus rarement exploré. Le principe de neutr...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/pensereduc, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Penser l’éducation
2024
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | S’il est fréquent de mettre en avant la contribution d’une meilleure connaissance des religions au « vivre ensemble » au sens où celle-ci favoriserait la tolérance, l’apport de l’enseignement des faits religieux à la formation politique proprement dite est plus rarement exploré. Le principe de neutralité religieuse s’applique à l’institution et non aux publics qu’elle accueille, mais l’exercice de la citoyenneté ne s’en inscrit pas moins dans l’horizon d’une vision laïque du débat public et de la délibération. Dans ces conditions, les points de vue religieux semblent par avance disqualifiés en tant qu’emprunts d’une indépassable particularité. Moyennant souvent un certain effort de traduction en langage séculier, ces derniers participent pourtant à la vie politique réelle à l’instar d’autres groupes convictionnels ou groupes d’intérêts. Ignorer cette composante politique des faits religieux ou cette composante religieuse du débat public, n’est-ce pas exposer l’éducation scolaire à la citoyenneté à une forme d’abstraction idéaliste ? |
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