Camille Bellenger, Principes, usages et fonctions de l’écriture visuelle dans les Miracles de Nostre Dame de Gautier de Coinci
Moine bénédictin lettré, Gautier de Coinci (v. 1177-1236) se présente comme le translateur des Miracles de Nostre Dame avant de s’en dire l’escrivain : de proses latines, il fait émerger un recueil de contes en langue romane et en octosyllabes rimés. L’enjeu est clair – promouvoir la vénération de l...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/peme, |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Perspectives médiévales
2025
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Moine bénédictin lettré, Gautier de Coinci (v. 1177-1236) se présente comme le translateur des Miracles de Nostre Dame avant de s’en dire l’escrivain : de proses latines, il fait émerger un recueil de contes en langue romane et en octosyllabes rimés. L’enjeu est clair – promouvoir la vénération de la Vierge auprès de ceux qui n’entendent pas la letre. On ne peut cependant réduire la mise en œuvre de cette ambition au seul procédé de vernacularisation : la présente étude vise à mettre en évidence la part substantielle que joue, dans la transmission des savoirs mariologiques, ce que nous appelons l’écriture visuelle. Ce dispositif textuel, dont les traits sont identifiés à partir d’indices lexicaux, syntaxiques, structurels, thématiques et idéologiques, est conçu comme le fruit d’une conjoncture discursive précise, celle du xiiie siècle naissant, attentive à tout ce qui se voit, à ce qui peut se donner à voir et se mettre en images, ainsi qu’aux relations dynamiques entre visible et invisible. Aussi ce travail commence-t-il par montrer que veoir est un objet fondamental du corpus, c’est-à-dire considérer l’écriture visuelle en tant que principe narratif ; il interroge ensuite les rapports entre perception et représentation dans la production du discours sur le divin – notre objet devient alors un principe apologétique ; enfin, dans la mesure où elle est ce qui fait du texte une véritable mise en présence de Nostre Dame pour le public, l’écriture visuelle est examinée en tant que principe spirituel. Loin de s’en tenir au constat simplificateur du didactisme des Miracles, l’analyse plaide donc en faveur de l’appréciation de leur part savante et résolument contemplative. |
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